| Mardi
8 août 2000:
Aujourd’hui, très beau
cadeau dans ma boîte aux lettres. En effet, j’ai reçu l’adresse IP
pour se connecter au réseau. Après quelques manipulations de
configuration, me voilà à nouveau connecter… Tout de suite faire
quelques téléchargements pour tester la capacité de la ligne. Résultat :
tout à fait impressionnant, le téléchargement d’un programme
d’environ 15 Mégaoctets m’a pris 6 à 7 minutes. En plus, la
connexion est permanente, pas besoin de regarder les heures pour se
connecter. Après une tranquille journée de travail, nous nous retrouvons
tous au RydCentrum. Ce soir, nous retournons en ville car il y a un
festival. Arrivés au centre ville, nous prenons place sous une tente où
une musique « retro » accompagne nos discussions. L’entrée
était gratuite, mais par contre les consommations sont très chères :
40 couronnes (environ 8 francs suisses) pour une simple bière. Ce prix
refroidit l’enthousiasme de notre groupe et nous décidons rapidement de
quitter cette place. Nous commençons à nous promener à travers les rues
de Linköping où une importante foule profite des concerts et des
manifestations. Chose étonnante ici, c’est l’état d’ébriété des
personnes. Ici on boit jusqu’à tomber parterre… les Suédois ne
connaissent pas leurs limites. Ils boivent, ils boivent, boivent… et
quand rien ne va plus, ils s’écroulent, rentrent en transe, se couchent
dans une pelouse, s’endorment sur une table, sur un banc. En discutant
avec des Suédois modérés, ceux-ci trouvent ce comportement assez désastreux
et donne une réputation d’alcoolique au peuple suédois. En effet, le
plus souvent, on ne retient de la Suède que la beauté de leurs
demoiselles et l’ivresse du peuple. Pour contrer tout risque de bagarres
ou d’excès, la municipalité a fait fort avec son service d’ordre…
ici fini les petits flics rigolos et pathétiques… Ici c’est plutôt
du genre : homme le plus fort du monde, baraque de 2 mètres sur 1,
avec une tête de tueur. En plus l’équipement est à la hauteur des
hommes : énormes Volvo, bus, fourgon, tous équipés avec des caméras
et projecteurs pour prendre en flagrant délit les petits inconscients qui
voudraient défier cette force publique. En plus, des gendarmes en vélo
(comme dans les épisodes de Pacific Blue) parcourent les rues. Dans une
ambiance de grande kermesse, nous nous promenons de bars en bars. Nous
sommes à la recherche d’un endroit sympa ou les prix sont abordables.
Mais je ne sais pas si c’est en raison du festival ou en raison du choix
de notre boisson, mais à chaque fois, notre bière est de plus en plus
appréciée car son prix est très élevé (40 couronnes). La première
semaine nous avait habitués à des prix corrects car on avait fréquenté
des endroits pour les étudiants. Mais maintenant, on goûte au prix du
grand public et ça fait mal au porte-monnaie. Dès demain, notre
politique sera transformée. On va faire comme la plupart des autochtones :
début de la soirée chez nous avec bières et alcool et pour terminer
dernier et unique verre en boîte, comme ça le porte-monnaie en ressort
gagnant. Retour en vélo. Constatation: on commence à retrouver notre
chemin, malgré les brumes alcoolisées, c'est encourageant pour la suite. |