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| Vendredi 29 et
Samedi 30 septembre 2000:
Et voilà mon deuxième mois en terre suédoise s'achève. Le température nous rappelle que la belle saison est finie et qu'on peut sortir de notre valise les grosses vestes, les gants et l'écharpe. Il y a une semaine tout était vert, fleuri et en même pas 4 jours, toute la nature a revêtu son habit d'automne. Les arbres sont des flammes oranges, jaunes au milieu du vert éternel des sapins... (ohhh on dirait un poète romantique, qui pleurt sur son sort... une sorte de Werther...). Non, rien à dire, c'est très beau et les paysages et les couleurs sont vraiment splendides. On a eu un superbe temps durant ce mois de septembre, pratiquement tous les jours beaux, ciel bleu, mais parfois quelques ondées. Il manque juste quelques degrés en plus pour permettre quelques promenades en t-shirt. Aujourd'hui, on a failli finir en prison... nous sommes pour les Suédois devenu des brigands, le deshonneur de la Suisse, la honte de l'université de Linköping... " A l'aide!!!, je veux un avocat!" Je vous explique notre petite mésaventure. Chaque cours auquel nous participons demande de faire des rapports. Les 4 suisses de l'EPFL que nous sommes, formont 2 groupes et le plus souvent nous développons les rapports et les programmes en commun. Donc, il y a quelques similarités et grandes ressemblance entre les travaux. Et justement pour l'un de ces labos, mon groupe avait quelques problèmes pour "inventer" les programmes. Donc, nous avons repris le programme de l'autre groupe... fait quelques changement de noms etc, fait un rapport pour expliquer la mise en oeuvre avec nos propres mots et mise en page. Et aujourd'hui, on reçoit en retour ce labo. Déjà pas bon signe, sur la page du cours face à notre nom, une petite inscription pour nous demander de passer voir l'assistante... bon, ok, on a peut-être fait une erreur. On arrive chez l'assistante. Elle se lève, prend nos rapports et nous dit: " Je suis pas du tout contente... et je pense que vous savez pourquoi???". Nous, honnête, on ne nie pas que les programmes sont les mêmes, mais que le rapport est différent. Elle ne l'entend pas de cette façon et commence une belle envolée lyrique: " Vous savez ce que c'est ça en Suède? comment on appelle ça??? C'est du CHEATING, de la triche... et c'est très grave!!! Vous pouvez vous faire renvoyer de l'université!" Imaginez-vous notre étonnement et surprise en entendant ça... on se retourne pour voir s'il n'y a pas la police ou le recteur qui sont là pour nous mettre en cage ou nous ordonner un départ précipité. Et elle continue de plus belle... (elle devait avoir les "règles" pour si nerveuse et mordante... ou son copain la delaisse). "J'en ai référé plus haut... j'ai écrit un papier au prof principal pour lui signaler vos agissements. C'est lui qui décidera ce qu'il fera de vous..." Bon là on essaye de s'expliquer et de lui dire que on est en classe ensemble en Suisse et qu'on a l'habitude de faire comme ça en Suisse et qu'on croyait que c'était surtout la compréhension du programme qui était importante et non sa création. Ca la calme un peu. On lui demande comment on fait pour rendre le projet si on arrive pas à le faire, mais l'un de nos amis a réussi (PS: le cours est assez difficile et demande une bonne dose d'inventivité). Elle répond: "Il faut venir me poser des questions" Là, elle n'a pas tout tort, je l'avoue... mais bon, ca leur fait royalement chier de nous parler, nous avec nos accents spéciaux.... Et elle continue: "Et de tout façon, pour moi c'est pas bon, je vous vois pas assez aux heures de labo! donc pour moi vous travailler pas!". Bien sûr, pour elle, on était des féainants. Elle a pas vu les heures qu'on a passé chez nous à comprendre, essayer de le faire (PS on arrive à faire les labs à la maison sur nos ordis). Bon, ok, on accepte sa critique, mais maintenant, il faut lui expliquer qu'une partie du nouveau rapport qu'on doit lui rendre pour aujourd'hui, a aussi était copié. oh la la... mais bon ç'a mieux passé... à croire qu'elle a de la pitié pour nous... Le rapport est rendu, mais il faut encore le corrigé et c'est de nouveau pas de la tarte. Allez lui demander des explications sur un rapport qu'elle n'a pas essayé de comprendre... De plus, il me semble que pour elle, si le programme n'est pas comme le sien, et bien ça pas juste et donc tout est faux... pas moyen de lui montrer que notre résultat est le même... si tu as pas fait comme elle, ça doit être faux par définition... Bon superbe après-midi à essayer de parlementer avec cette trigresse. Mais bon, ça nous a permi de bien rire... Après cette scéance en cour de justice, nous allons dévaliser un magasin. Et oui on va pas s'arrêter en si bon chemin. Grâce à une voiture, nous pouvons entreprendre des grandes courses pour faire déborder nos armoires et étagères.... c'est un sacré avantage. Pour un mois, le plus gros de la nourriture a été acheté, plus besoin de faire des aller-retour avec un sac sur un vélo, pour faire quelques petites commissions... Le soir nous retournons au "paradis suédois", le Nationeras Hus, pour profiter du spectacle des charmantes Suédoises se trémoussant sur la piste de danse. Nouvelles désillusions. D'habitude pas besoin de payer, ben ce soir, tous les Suédois nous en veulent, et bien, on doit payer. Ensuite sur la piste de danse, on a droit à une démonstration de drague qui fait péter les quelques miettes de raison qui nous restent... bon sang quel show... mais malheureusement, cette drague ne nous est pas destinée et on reste à notre table avec nos consommations à voir cette "salope" et cet obscédé nous prouver qu'ils savent utiliser leurs mains et que celles-ci sont très curieuses. On a encore droit un spectacle en fin de soirée... Normalement, les Suédois sont d'un caractère très pacifiste, fair-play. En 2 mois de sorties, en diverses occasions, on avait jamais vu de bagarres, de combats. Le Suédois, même bourré, se contient et évite le contact. Mais ce soir, à croire que c'était pleine lune, quelques bagarres se déclenchent sur la piste de danse. C'est pas les bonnes bagarres sédunoises, plutôt de la lutte de tapette... et que je te lance une claque, que j'essaye de te mordre, que je te tape quand tu es parterre. Le combat ne va pas trop loin... une horde de sécus arrivent et séparent les belligérants. Bon je crois que c'était le feu vert pour notre départ. Nous reprenons notre vélo et retour au Ryd. |
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