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Mardi 1er août 2000

Aujourd’hui pas de fête nationale, pas de lampions, pas de garde-à-vous devant le drapeau rouge à croix blanche, pas de frissons en écoutant l’hymne nationale… ici la Suisse est vue comme un pays exotique, où la vie est très chère et où il y a des montagnes… Parlez de Sion, personne ne connaît, c’est pour ça qu’on n'a pas eu les JO2006, il faut arrêter ces conneries de corruption et de Fiat (au fait ici aucune voiture italienne en vue)… il faut faire de la pub en dehors pour se faire connaître et non rester dans son coin à pleurer.

4.00 réveil : eh oui malgré le sommeil, le corps reste habitué aux signes annonciateurs du réveil. Imaginez-vous que le matin à 4.00 il fait grand jour et le soleil glisse entre les persiennes de mon store. L’esprit suit le raisonnement suivant : « mmmm soleil = 8.00 du matin = réveil ». Pour valider cette équation, je jette un coup d’œil à ma montre et là surprise, étonnement : les aiguilles m’indique : 4.00, alors dodo… Re-réveil à 9.00, le soleil est remplacé par un temps couvert. Aujourd’hui fini les shorts et t-shirt et place aux pantalons et veste. But de la matinée, aller faire des emplettes et voir le coin. Retour rapide, les sacs combles et je prends place dans la cuisine que l’on partage avec mes 7 colocs. Je vous expliquerai le fonctionnement du « corridor » un autre jour, car actuellement je vis seul… ils sont tous encore en vacances ou absents… Timidement je choisis un frigo où se trouvent les aliments d’un occupant invisible, place mes emplettes et mes achats d’Ikea dans une armoire vide et commence à cuisiner, espérant pouvoir discuter avec un partenaire de couloir pour connaître les règles et la politique de la maison, mais pas de chance.

Cette après-midi, les cours commencent. 13.00 nous prenons place dans une salle où 3 joyeux et dynamiques profs commencent leur leçon de Suédois… mmmm quelle délicieuse langue… un plaisir pour les tympans… please vite des boules-quiès… L’après-midi se poursuit avec une visite du Campus, une séance d’information sur les différentes procédures pour obtenir téléphone, adresse e-mail, carte d’étudiant etc. et clôture de la soirée avec un barbecue organisé par l’association d’échange des étudiants. Rien à dire, ils sont très accueillants et chaleureux… si il y a un problème, vite une question et ils t’aident ou t’expliquent comment faire… en tout cas chapeau à cette équipe de jeunes et enthousiastes étudiants.

Aujourd’hui je vais profiter pour vous expliquer la situation géographique de Linköping. Cette ville est situé au sud de Stockholm et compte 130.000 habitants dont plus de 20.000 étudiants. Tout est donc centré sur la principale activité : la recherche et les études. L’université : le Campus Valla est une imposante surface couverte d’immeubles et de locaux… tout y est fait pour la circulation en vélo : partout des parcs, des pistes cyclables, pour gonfler les pneus. En plus petit détail architecturale, tous les bâtiments sont sur 2 étages… ici pas de tours ou de buildings. Les Suédois ont de la place et ils en profitent pour construire en longueur et largeur au lieu de la hauteur… La nature joue un rôle omniprésent : partout des arbres, des lacs, de la pelouse etc. c’est vert, c’est propre et même au détour d’un bâtiment, un lièvre nous coupe la route.

L'université avec ses départements et ses instituts

Nos logements se trouvent à 10 minutes en vélo de l’université. Nous habitons un quartier construit exprès pour les étudiants et nommé le Ryd (prononcé le Rud). Ce sont des lotissements alignés un peu comme des casernes autour de parcs, pelouses et magasins. La gestion est faîte par un organe central qui gère location, gestion des téléphones, poubelles etc. Vive le paradis socialiste. Tout le monde a les mêmes droits et possibilités. De plus habitués à l’arrivée d’étudiants étrangers, ils s’adaptent aisément à nos accents et talentueuses figures de style.

Ici même temps qu’en Suisse cet été. Le matin froid. Tout à coup, un rayon de soleil. La température monte rapidement. Les shorts et quelques minutes plus tard, la pluie, l’anorak. Même les Suédois se plaignent de ce triste été.


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