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| Vendredi 11 août
2000:
En language militaire, je résumerai la journée par RAS: rien à signaler. Les cours de suédois se poursuivent et se ressemblent, le soir une petite sortie en ville... rien à raconter Samedi 12 août 2000: Aujourd'hui, une excursion est organisée: visite de Norrköping. C'est une ville située à 50 km de Linköping et à une ouverture sur la mer, un long estuaire y mène. Donc le rendez-vous est donné à 11 heures à la gare. La gare de Linköping ressemble à celle de Sion, qu'une seule direction et architecturalement parlant. Le train que nous prenons et digne d'un western. Ce n'est pas une locomotive à vapeur, mais un engin propulsé par un moteur diesel. Avant d'y monter, on se demande dans quoi on va monter, mais à notre grande surprise, l'intérieur est confortable et récent. Le trajet dure une demi heure et nous arrivons dans la cité voisine. Il y a une grande collaboration entre Linköping et Norrköping; les deux villes partagent leurs université, aéroport etc. Il n'y a pas grand chose à dire sur Norrköping. L'ambiance est vraiment très spéciale. En Suède, on la nomme: La Manchester de Suède. En raison de la proximité de la mer, une foule d'entreprises et d'usines se sont installées dans le coin. Avec l'activité portuaire, une importante population d'immigrés sud-américains y habitent et donnent à la ville une couleur plus bigarée, moins suédoise.
La ville est assez pauvre, vieille et contraste grandement avec Linköping. Alors pourquoi cette promenade? car ce weekend, il y a un carnaval. Nous passons notre matinée dans le Musée du travail, placé dans une ancienne usine de textile réaménagée. Il y a quelques expositions intéressantes et interactifs qui permettent de nous passer le temps. Ensuite on se promène dans les rues où est organisé un marché, des foires. Pour digérer, nous essayons une attraction: une énorme balançoire, un peu comme le tapis-volant de Sion, mais ici le "tapis" tourne sur lui-même pour augmenter les sensations. C'était sympa!
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| Tout l'après-midi, nous errons à travers les stands et
on retrouve notre groupe vers 18.00 pour prendre place au bord de la route
pour voir le cortège. En Suisse, le Carnaval est juste avant le carême
pour faire des provisions face à ce jeûne forcé. Mais ici aucune
motivation particulière, simplement une parade dans les rues pour
profiter de l'été. Donc, on attend patiemment le cortège. Celui-ci a
pas mal de retard et nous remarquons rapidement le pourquoi. Le carnaval
ici n'est pas du tout le même que chez nous ou en Allemagne. Ici pas de
Guggen, fanfare, confettis. Ici ça ressemble plutôt à une parade des
sociétés de la ville et comme la population est très sud-américaine,
la musique est essentiellement: samba, salsa. Ca ressemble plus au
carnaval de Rio avec ses paillettes. En plus le défilé est interminable.
Non pas parce qu'il y a beaucoup de participants, au contraire, mais
chaque société défile lentement, dans une grande chorégraphie de danse
et pas. Franchement, j'ai trouvé assez ennuyeux et vu le nombre de
personnes qui ont repris le train avec moi le cortège juste fini, je ne
devais pas être le seul. Retour tranquille sur Linköping où l'ambiance
est tout de suite meilleure et plus chaude.
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| Le petit groupe que nous formons, uniquement des francophones, décidons d'aller remplir nos panses au McDo. Grave erreur, car là-bas nous avons pu assisté à quelques tristes scènes sur l'ivresse de la jeunesse suédoise. Une importante foule de jeunes font la file pour se faire servir. Mais ils sont tous ivres... ils rigolent, s'insultent, crient, tombent, titubent... Il est seulement 21.00, mais ils sont déjà saouls. Ils savent pas que prendre, ils hésitent, perturbent les jeunes employées. Juste devant nous, un gamin de 15 ans trébuchent avec son plateau, un autre court aux toilettes. Finalement c'est notre tour et la serveuse nous remercie et nous sourit d'avoir remplacé cette foule bruillante. Ensuite, nous avons eu une petit leçon sur l'art de séduire les Suédoises. En Suède pour attirer une demoiselle, pas besoin de gros subterfuge, quelques frites suffisent. Je m'explique. Avec nos consommations, nous prenons place à côté des baies vitrées. Dehors quelques Suédoises attendent. Elles convoitent nos frites et nous font des signes: baisers sur la vitre, jeux de langues habiles. Nous rentrons dans leur jeu et soudain, celles-ci rentrent dans le McDo et viennent s'installer à notre table... Elles sont tout de même un peu déçues quand elles remarquent que nous ne parlons pas suédois. Mais elles savent quelques mots d'anglais et la discussion s'engage. Parmi les trois, une se comporte normalement, discute; une autre regarde dans le vide, son regard rougi par l'alcool; l'autre rigole ou plonge dans un silence suspect. Elles ne veulent qu'une chose: des frites ou une bonne-âme pour leur offrir un Big Mac... pas de chance avec nous et elles le remarquent après quelques minutes et quelques frites piquées ça et là et entamme leur retraite dehors où attendent leurs amis une bière à la main. C'était pathétique à voir, mais qu'est ce qu'on a pu rire avec ces demoiselles... Notre repas achevé, on se rend dans un bistro où règne la même folie et ivresse. Installés à table, nous sommes soudain accosté par un Suédois d'une vingtaine d'années. Celui-ci est intrigué par notre langue et commence à nous parler. On fait connaissance et il nous explique que quand il est trop bourré, il commence à parler avec n'importe qui et qu'il adore discuter avec les étrangers. Ses seuls sujets de conversation sont l'alcool, la drogue et la fête. Pour en revenir sur le sujet de la drogue, celle-ci n'est pas du tout toléré en terre suédoise. Les sanctions sont très sévères et la visite à une prison est très fréquente. De plus, il est difficile de s'en procurer et les prix sont exhorbitants. Pour les mères apeurées, je vous rassure tout de suite, nous ne parlons que de "Hash" et non de drogue dures. Donc après quelques mots sur les coutûmes du coin avec ce bel exemple suédois, nous retrouvons nos quartiers. |
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Dimanche 13 août 2000: Avec 2 copains, nous nous rendons de nouveau au Göta Kanal pour y passer l'après-midi. Nous avons de la chance car le temps est avec nous. Contrairement au weekend passé, nous nous y rendons à vélo. C'est une jolie promenade d'environ 10 à 15 km à travers la campagne sur une piste cyclable toute récente. Comme de nombreuses familles, nous nous installons au bord des écluses et nous pique-niquons. Malgré les nombreux nuages et une température assez tiède, nous sautons à l'eau. petits frissons, mais très vite dissipés. Nous commençons à plonger depuis les bords du canal ou depuis les écluses. Tout le monde nous regardent et observent les deux extra-terrestres qui plongent et nagent quand tout le monde est en pull et tentent de se réchauffer. Nous craignons quelques remarques ou quelques interdictions, mais rien de tout cela, le public regarde, prend des photos, rigole... Vers 15.00 c'est le retour vers la cité et nous faisons une petite halte à Ikea. Dans un pays socialiste comme la Suéde, je pensais que les commerces seraient fermés le dimanche. Ce n'est pas le cas, ils sont ouverts le dimanche de 10.00 à 17.00 et les Suédois en profitent. En effet, une foule importante parcourent les étalages du magasin et nous devons attendre plus de 20 minutes avant de passer à la caisse. Tout le monde achète. En Suède, c'est la folie. On croirait que tout le monde vient d'acheter une maison et doit l'équiper. Ici la population est très jeune. Il y a énormément de femmes, âgées de 22, 23 ans, avec 2 enfants et un troisième en maturation. Il y a des poussettes partout et les femmes enceintes sont très fréquentes. |
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