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Lundi 31 juillet 2000: 

Cocorico… 3.00 heures au clocher et il est temps de se réveiller…. Dur dur le réveil quand on est plutôt habitué à rentrer à ses heures qu’à s’y lever… mais c’est pour la bonne cause… trajet jusqu’à Cointrin sans encombre.

6.10 : Moment de vérité lors de l’enregistrement des bagages. Avec anxiété on regarde s’afficher les digits du poids des bagages… pas bon : aux alentours de 35kg et la limite est à 20kg. L’hôtesse n’a déjà plus le sourire et il n'est que 6.00… alors imaginez-vous ce soir à 18.00 en période de départ en vacances…, il faudra la prendre avec des bruxelles… Finalement nos supplications, le charme insoupçonné du voyageur et une bonne dose d’ironie feront le nécessaire pour que mes quelques kilos en trop (non non David, pas mon ventre… celui-là est passé sans encombre) s’envolent pour la Suède.  

Quelques kilos de bagages

7.00 embarquement à bord d’un vieux DC 9… je peux vous dire qu’en voyant l’état de l’engin on n'est pas sûr de voir un jour la Suède, mais plutôt de refaire le remix du Concorde sur le stade des Charmilles… (ça ferait plaisir à pas mal de monde par Sion). Mais bon, ce vieux coucou décolle et prend la direction de Copenhague. Petite collation à bord qui ressemble plus à un repas d’un extraterrestre qu’à de la nourriture de terrien, mais bon on sait pas ce que sera la nourriture de Suède alors…

10.00 : arrêt à Copenhague. 15 degrés, le brouillard et la pluie…fini le soleil valaisan et vive les vestes d’hiver. Pour la suite du voyage, on prend à nouveau un engin digne de figurer à côté de l’avion des frères Wright. Dès que l’avion a quitté le sol, on prend le cap de la Suède et petit à petit, la couche nuageuse se dissipe et on aperçoit le paysage suédois… Que c’est plat! même le Plateau suisse est plus vallonné qu’ici et il y a une multitude de lacs et d’étangs…  Sans heurt, nous atterrissions à Linköping vers midi. A nouveau la magie de la croix suisse fait son effet et pas de problèmes de douane…

12.00 : on s’avance dans l’aérogare de Linköping que l’on peut comparer à celui de Sion, mais avec beaucoup plus de trafic. En plus comme à Sion, il y a une aviation militaire qui utilise les pistes. En effet, l’entreprise Saab est installé sur ce site et y développe : Grippen etc… (promis je vais pas trop regardé par la fenêtre les zozios en acier). On ne sait pas où aller et soudain les mots magiques résonnent dans le couloir : Pierre ? Steve ? On s’avance vers l’hôtesse et à notre grand étonnement et surprise, nous sommes accueillis par une étudiante de l’université qui parle français… donc pas de problèmes pour comprendre et nous retrouver. Pour 13.30, nous sommes déjà installés dans nos logements, les valises défaites, prêts à remplir la paperasserie. De plus le temps est splendide et on n'hésite pas à revêtir les shorts et t-shirt pour aller séduire les "élans" dans les forêts avoisinantes. Je rencontre de plus mon « parrain », c’est à dire un étudiant qui est là pour nous assister les premiers jours… et là à nouveau, la chance est de mon côté, car il parle super bien français… eh oui, il est parti une année au Québec. Premier point à résoudre : le moyen de locomotion.

14.00 : En effet vue le platitude du pays  (je ne ferai pas de mauvaises comparaisons… mais bon je vous en laisse le soin et l’imagination…), il faut à tout prix un vélo car l’université est à 25 minutes à pied… Grâce aux documents fournis à l’arrivée, on trouve un magasin de cycles… mais ça ressemble un peu à un souk en plein Istanbul… On arrive avec notre anglais d’Oxford en face d’un petit Arabe, rusé… On questionne pour un vélo d’occase et comme dans les Tintins, le vendeur répond : « oui oui, bien sûr pas de problème… suivez moi derrière le comptoir. On le suit et on arrive face à une exposition invraisemblable de vélos : même les vieux vélos de l’armée suisse (j’ai rien contre toi papa, je te rassure) passent pour des Rolls Royce… c’est un mélange de bécanes sorties de greniers, de décharges, de vieux films de la guerre d’Indochine… incroyable… on ne veut pas dépenser une fortune pour ces croûtes et finalement on s’en tire pour 100.- pour un vélo… mais il a fallu troquer et marchander… car ce vieux renard voulait en vendre un plus cher car il avait un cadenas fixe… mais bon Pierre a su faire le savant diplomate et l’achat fut accompli sans quelques grands cris de détresse du marchand… Ensuite en route pour l’uni… c’est incroyable de se promener ici… tout est fait pour le vélo… pistes cyclables, tunnels, ponts. Rapidement nous rejoignons l’uni et accomplissons les tâches administratives avec aisance… c’est étonnant la facilité qu’ils ont à nous recevoir… tout est prêt, tout est pensé et logique… et tout le monde est chaleureux, accueillant et sympathique. Mais le premier petit ennui arrive… voulant prendre un raccourci, le vélo de Pierre ne supporte pas le choc de faire de la rase-campagne et celui-ci commence à perdre les quelques capacités, bien limitées qu’il détenait. Puis repas au McDo… eh oui… très original, mais il y avait que ça et là au moins on sait ce que l’on va manger (n’en déplaise à Bovey). On dit les Suisses doués dans le recyclage, en comparaison aux Suédois, ils font figure d’amateurs et de petits rigolos. Exemple : au McDo en Suisse, tous nos détritus finissent dans la même poubelle en vrac… et ben pas en Suède : imaginez-vous des poubelles avec des trous spécialisés : un pour l’emballage du Happy Meal, un pour le papier, un pour les gobelets etc… et pas question de tout mettre au même endroit sous peine de se faire regarder méchamment par la clientèle et les voisins. Ensuite quelques emplettes informatiques. Info : le prix n’est pas bon marché… mais bon… Ensuite comme tout bon Suédois on va faire nos achats à ???? Bien entendu IKEA… petit excursion en vélo dans la banlieue commerciale de Linköping à travers la forêt. Chose surprenante, la flore et la faune du coin et la même que chez nous, mais à 1600 mètres : ça sent le sapin, il y a des champignons, de la forêt partout, des corneilles etc. Après quelques km et malgré tous les efforts de Pierre, son vélo rend l’âme et comme en pleine débâcle, celui-ci finit sa course au milieu d’un champ…

16.00 : On arrive au temple du commerce suédois. L’énorme enseigne IKEA ne nous trompe pas et telle l’étoile, nous mène aux portes du commerce. Là on commence à faire les emplettes… un verre ici, un couteau la, une assiette ici… tout en faisant éclater le montant… du jamais vue… presque tout est donné… Ensuite on va dans un supermarché, là rien de nouveau, les produits sont les mêmes que sous les latitudes suisses… à part que les goûts sont un peu plus différents.

J’en profite pour mettre au point quelques rumeurs sur les clichés suédois… Tout le monde m’a dit en partant : « ahhh Steve, tu vas en Suède pour draguer et voir les Suédoises… » Tout le monde voit dans la Suédois la fille longue et blonde… aux yeux bleus… et bien détrompez-vous… arrêtez tout… vous faites fausses routes… En fait, la fille suédoise se caractérise par une beauté à vous couper le souffle… on ne peut pas appeler la couleur de leurs cheveux blonds, mais blancs avec des reflets dorés, des yeux à faire fondre le plus sadique et le plus eunuque des Sécus… des courbes à rendre jaloux Valère et Tourbillon… de plus avec le temps d’aujourd’hui, je ne vous dis pas le spectacle… quelle chaleur !!!! J

Qu'en dites-vous? Ne sont-elles pas charmantes?

Retour sur nos appartements et rangement. Discussion avec le « parrain » qui s’avère être un passionné de foot.

Puis repas constitué de Kellogs et dodo, car la fatigue du réveil et du vélo s’accumule et rend les paupières très très lourdes…


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